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Rhumatologie pour tous

Une contribution pour expliquer la rhumatologie, spécialité médicale traitant des maladies des os et des articulations


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Rhumatologie est un site produit par Dr El Meddeb SamyBéja, Tunisie.
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Polyarthrite rhumatoide: traitements
Le traitement de la polyarthrite rhumatoide est un tout. Il consiste en mesures médicales et non médicales: les traitements médicamenteux, et les traitements chirurgicaux, la rééducation, l'ergothérapie, la balnéothérapie.

Je vais parler ici essentiellement des traitements médicamenteux, car s'ils sont utilisés de façon précoce et aggressive, ils permettent de limiter les dégats articulaires voire d'obtenir une rémission de la maladie.Les traitements non médicamenteux s'adressent au patient qui a déja des séquelles articulaires, minimes ou importantes.

Le traitement symptomatique médicamenteux

Ce traitement fait disparaitre rapidement les signes inflammatoires (douleur, gonflement) des articulations, mais n'a qu'un effet suspensif, qui disparait dès qu'on arrête le traitement.

On utilise principalement:

-Les anti-inflammatoires non stéroidiens, qu'ils soient "classiques" comme l'indométacine, le diclofénac, le naproxène, le piroxicam (la liste est non exhaustive), ou "selectifs de la cox2" comme le celecoxib. Les anti-inflammatoires non stéroidiens ont certes parfois une toxicité digestive (surtout les classiques) rénale ou cardiovasculaire (pour tous), mais des millions de patients en ont consommé des années sans effets indésirables notoires. Il ne faut pas oublier qu'on a en balance une maladie inflammatoire dont les désagréments ne sont pas négligeables.

- Les antalgiques sont utilisés, mais n'ont d'effet que sur la douleur et non l'inflammation. Leur place dans la polyarthrite rhumatoide n'a jamais été réellement évaluée.

- Les corticostéroides ont un effet anti-inflammatoire très puissant, ils sont presque systématiquement utilisés, à la plus petite dose possible, pour éviter les effets secondaires (diabète, hypertension, ostéoporose, etc...). Le plus souvent, on ne peut s'en passer au début. Par la suite, une dégression sera entreprise très progressivement, et il arrive qu'on ne les utilise plus après un certain temps. En fait c'est l'évolution de la maladie qui décidera.

Le traitement symptomatique sera donc modulé selon la maladie et le malade.

Le traitement de fond

Il n'a pas d'effet direct immédiat sur les signes de la maladie. On attend du traitement de fond qu'il influe sur l'évolution de la maladie, par des mécanismes souvent mal expliqués. D'ailleurs, la plupart des traitements de fond ont été découverts de façon empirique.

Jusqu'au années 80, les sels d'or et la D-Pénicillamine étaient très utilisés. Puis le méthotrexate et la salazopyrine se sont imposés. L'hydroxychloroquine est utilisée chez les patients dont la maladie est moins agressive.

Le leflunomide, plus récent a une activité très comparable au méthotrexate.

Les biothérapies (Etanercept, infliximab, etc...), sont les premiers traitements de la polyarthrite qui ont été développés de façon rationnelle. Ces traitements semblent très efficaces, et ce sont en fait les problèmes de coût qui en limitent l'utilisation.

En pratique, les rhumatologues commencent souvent en cas de maladie aggressive par le methotrexate ou la salazopyrine, et en cas de maladie non aggressive par l'hydroxychloroquine. En cas d'échec du methotrexate (de première ou seconde intention), les biothérapie sont alors légitimement utilisées.

 
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