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Rhumatologie pour tous

Une contribution pour expliquer la rhumatologie, spécialité médicale traitant des maladies des os et des articulations


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Rhumatologie est un site produit par Dr El Meddeb SamyBéja, Tunisie.
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Lombalgies, un point de vue du praticien.
Attention, ceci n'est pas un cours.
Mal de dos, mal du siècle?
Beaucoup de discours ont tendance à dramatiser la lombalgie qui n'est souvent qu'un problème fonctionnel et non une maladie. Souvent les lombalgies évoluent par accidents aigus sur un fond de douleurs lombaires modérés. En fait il faut apprendre à vivre avec, la comprendre, et surtout ne pas trop rentrer dans l'engrenage médical fatidique, et le fatalisme.

Avoir une hernie discale, c'est grave?

En fait , le médecin ne prend pas de décision thérapeutique en fonction du fait d'avoir ou ne pas avoir une hernie discale. Par exemple, pour décider d'opérer (ou de faire une chimionucléolyse), le médecin se base sur des données cliniques dont voici les grands principes:
-On opère très rarement pour des lombalgies pures, les chirurgiens opèrent en général les malades qui se plaignet de sciatique.
-Il faut être sûr que c'est bien la hernie discale qui est responsable de la douleur sciatique. Il faut que le niveau de la hernie discale corresponde à la topographie de la scatique (c'est à dire que c'est bien le disque en face de la racine nerveuse qui fait mal). Sinon on risque l'échec opératoire.
-Il faut avoir constaté l'échec du traitement médical bien mené pendant 2 à 3 mois. Une sciatique ne guérit pas en quelques jours, il faut savoir attendre.
-Dans quelques cas, on opère en urgence: douleur insupportable, paralysie des muscles releveurs du pied, et syndrome de la queue de cheval.

Bref, avoir une hernie discale ne mène pas systématiquement au billard. Il arrive que des hernies avérées au scanner ne soit plus retrouvées un an plus tard, sans chirurgie.

Disque intervertébral : seul accusé?

Le rachis se compose de vertèbres entre lesquelles il y a des disques intervertébraux, il ne faut pas oublier aussi les ligaments, les muscles (qui protègent le rachis), et la moelle épinière ainsi que les racines nerveuses: Toutes ces structures peuvent être source de douleur.

En fait, la cause la plus fréquente de lombalgies, aigues ou chroniques est l'atteinte du disque intervertébral. Elle peut être d'origine mécanique, soit par hernie discale, ou par lésions arthrosiques du disque, ou encore par un spondylolisthésis. L'atteinte du disque peut être aussi infectieuse (il faut toujours y penser même si c'est rare), il peut y avoir d'autres causes: métaboliques voire microcristallines...mais ceci est vraiment très rare.

Les lésions du corps vertébral peuvent être soit des lésions de destruction (lyse) en général simplement par ostéoporose mais parfois dûes à une cause infectieuse, une malformation vasculaire, ou une pathologie cancéreuse, en génral celà se termine par un tassement vertébral qui peut prendre diverses formes. Parfois, on a plutôt des vertèbres condensées qui doivent faire rechercher surtout certains cancers (prostate, sein, rein, thyroide) ou une maladie de Paget.

Tout celà va demander de nombreux bilans radiologiques (y compris scanner ou même IRM), biologiques, et parfois une biopsie.

Traitement médical des lombalgies communes

Bien sûr, nous envisageons ici le traitement médical des lombalgies "communes" "mécaniques" d'origine discale en général, parfois par arthrose des articulations interapophysaires postérieures. En cas d'autre cause, il faudra alors traiter la cause en question.

Le traitement médical comporte:
-Les médicaments.
-La rééducation, la prévention.....et autres mesures.
Il va de soi que le médecin suit en général une stratégie globale, et que ce n'est pas "tel" ou "tel" médicament qui aura un effet miracle. En fait, le médecin s'assure d'abord que c'est une lombalgie commune. Puis il envisage le traitement médical.

Les médicaments utilisés:
On utilise les antalgiques simples (paracetamol, ou floctafénine), assez souvent des anti-inflammatoires non stéroidiens.
Les myorelaxants sont très prisés (thiocolchicoside ou COLTRAMYL-MIOREL... et Tétrazépam ou MYOLASTAN...) car ils traitent la composante de contracture musculaire.
On a recours aux corticoides soit par voie générale sur une courte période (c'est le choix de certains médecins, et surtout un choix à éviter en auto-médication) soit parfois en infiltrations locales (à faire de préférence par un médecin spécialiste).

Si les douleurs sont importantes, il est légitime d'utiliser les antalgique de classe 2 (Paracétamol + dextropropoxyphène comme DIANTALVIC, ou paracétamol + codeine comme EFFERALGAN CODEINE) attention il ne faut pas utiliser trop longtemps ces médicaments (risque d'accoutumance bien que discuté).
N'oublions pas les topiques locaux ou "pommades" de tous types qui aident souvent bien que les études scientifiques soient assez rares dans ce domaine.
Que dire du repos? Il est discuté actuellement et celà dépendra de l'état du malade et des habitudes du médecin.

 
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